Ahmed Abdallah Mohamed SAMBI a été élu le 14 mai 2006 avec une nette majorité ( 58 %).Pour la première fois dans l’histoire post-indépendance des Comores, un scrutin sera jugé par tous, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, libre, démocratique et transparent.
Une légitimité assurée, un soutien populaire incontestable, une volonté ferme et un environnement international bien disposé à l’égard de l’Union des Comores : le nouveau Chef de l’Etat réunissait là de nombreux atouts pour réussir et disposait de quatre année pour rendre l’espoir aux Comoriens. Il incarnait le vent nouveau, le vent d’espoir auquel tous les Comoriens aspiraient.
Seulement voilà, à mi-mandat, la situation n’a pas bougé. Les changements mettent du temps à arriver. L’immigration clandestine n’a jamais été aussi forte, avec tous les drames humains inhérents. Sans oublier la crise à Anjouan. Lui-même natif d’Anjouan ne peut y mettre ses pieds.
Le 7 novembre dernier, Un événement politique sans précédent s'est produit, à Mayotte : la rencontre entre une Délégation comorienne, l’Union Africaine… et le Représentant de l'Etat Français à Mayotte. Objectif : examiner les préconisations de l'Union Africaine pour parvenir à la résolution de la crise anjouanaise. Un embargo avait été décidé contre Anjouan à partir du 24 novembre. Un embargo qui n’entrera jamais en vigueur.
Le 29 novembre, le conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine a écarté l’idée d’un embargo ou d’un débarquement à Anjouan. Déception biensûr du président de l’union mais le président autoproclamé d’Anjouan jubile. Il considère que c’est une victoire. Mohamed Bacar se dit déterminé. Il se dit serein. Pendant ce temps, la crise couve. Les rumeurs enflent, la tension est palpable. Une atmosphère lourde qui inquiète tous les Comoriens
SJB : Toufaïli Andjilani©